
Résidence de création et d'exploration
VIDA SIMON
semaine 2
24 AOÛT - 1er SEPTEMBRE

Crédit photo: Derek Olive
Le tonnerre gronde et je jette un œil aux spécimens posés sur les lames de verre pour voir s'ils vont s'envoler. Nous sommes dans le royaume de la fragilité. Je prends conscience que tout – moi y compris – perd de la poussière, de la peau ou des particules. Des géants qui ne remarquent pas nos traces.
Au cours de ma première résidence, j’ai travaillé à la microscopie en plein air, en dessinant à partir de spécimens collectés, et j’ai choisi de ne pas les étiqueter, afin de m’orienter vers un langage plus abstrait et sensoriel. Par ailleurs, lors de ma visite au Parc régional de Val-David, j’ai été saisie par les pierres erratiques : la façon dont leur échelle crée étonnamment une atmosphère de mystère et d'intimité, nous obligeant à changer de parcours, à déambuler. J’ai hâte de poursuivre mon exploration de l’incarnation micro/macro, en oscillant entre le dessin, la gravure, les gestes performatifs et la vidéo.
S’enforester ᓭᒪᓇᕐᑐᒦᑦᑐᖅ
S’enforester ᓭᒪᓇᕐᑐᒦᑦᑐᖅ est un projet de résidences et d’expositions qui invite les artistes à développer une recherche ancrée dans une expérience directe de la forêt, envisagée comme un milieu vivant, complexe et interdépendant. Inspiré d’un ancien verbe français signifiant « entrer dans la forêt », le projet mobilise ce terme pour désigner un processus d’immersion, d’attention et de relation au territoire. Le mot inuktitut ᓭᒪᓇᕐᑐᒦᑦᑐᖅ (saimanartumiittuq) évoque quant à lui un lieu apaisant, où l’on se sent en équilibre. Ensemble, ces deux termes ouvrent un espace de recherche sensible autour des liens entre création, territoire et expériences du vivant.
Les artistes sont invité·e·s à engager leur démarche dans une relation avec le territoire, en portant attention aux rythmes, aux formes de vie et aux dynamiques qui le traversent. Le projet propose un contexte propice au ralentissement, à l’observation et à l’expérimentation, où la création émerge d’une expérience directe et prolongée du milieu.
S’enforester accueille des artistes issu·e·s de différentes réalités territoriales, dont des artistes du Nunavik, et met en relation des expériences du territoire déjà riches et situées. La rencontre entre ces perspectives ouvre un espace de dialogue où les déplacements géographiques, culturels et sensibles participent à transformer les manières de percevoir, de créer et d’habiter.
Le projet encourage des pratiques interdisciplinaires attentives aux notions de trace, de mémoire et d’interdépendance, ainsi qu’aux relations entre humains et non-humains. Il propose un cadre de recherche-création où le territoire agit comme partenaire actif, contribuant à façonner les processus et les formes artistiques.
ARTISTES:
AKINASI PARTRIDGE, MARJOLAINE BOURDUA, SARA A.TREMBLAY, THOMAS WHITELEY, VIDA SIMON
Co-commissaires : Véronique La Perrière M, Institut culturel Avataq et Atelier de l'île
En partenariat avec l'INSTITUT CULTUREL AVATAQ, le MAC LAU (Musée d'art contemporaine des Laurentides), le Centre Sagamie, Atoll art actuel, le Parc régional Val-David Val-Morin et KM42. Avec le soutien financier du Conseil des arts et lettres du Québec et de la municipalité de Val-David
Merci au Calq et la municipalité de Val-David pour leur soutien financier



