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RÉSIDENCES DE RECHERCHE ET CRÉATION 
programmation régulière
9 au 20 novembre

SARAH THIBAULT

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Sarah Thibault   crédit photo: Magali Langlois

​La pratique de Sarah Thibault se déploie principalement de manière installative et sculpturale en donnant une importance particulière aux matières liées à des activités domestiques et paysannes. Œuvrant entre autres à partir de textiles, de pain, de paille, de gâteau et de chou, elle s’intéresse à l’intégration de matériaux issus directement d’actions de subsistance dans son travail. En abordant le geste artistique comme faisant partie intégrante de la quotidienneté et non comme un geste exceptionnel, Sarah déhiérarchise ses activités et vise à sortir de théorisations politiques qui séparent cette vie quotidienne en différentes sphères (domestique, publique, professionnelle).

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Son projet de recherche à l’Atelier de l’Île s’inscrira étroitement dans son travail entourant la matérialité de la vie quotidienne en s’intéressant au potentiel des résidus de la cuisine dans l’impression sur textile. La cuisine étant un espace fondamental de l’expérience domestique, ses résidus sont porteurs d’un sens politique à explorer. Le matériel d’impression utilisé dans le projet consistera principalement en des pelures de légumes ou de fruits et des herbes flétries. À l’aide de ces divers éléments, Sarah travaillera à la création de motifs sur des cotons naturels.

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JUDITH BELLAVANCE

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La grande bonté, Judith Bellavance

Intéressée par la matérialité des objets, j’en suis venue à la photographie que je pratique avec mon expérience de peintre. Jumelé à mon plaisir de la collection, j’archive tant des objets que des images. Je constitue ainsi un cabinet de mémoire matérielle que j’approvisionne, tel un répertoire du quotidien. Présente à ce qui m’entoure, je cherche ce qui se glisse entre l’objet et son image, entre le réel et sa représentation, entre ce qui fait volontairement sens et ce qui apparaît. Je travaille ainsi à la frontière entre observation et invention, entre document et fiction.

 

Détournant ces objets collectionnés de leur fonction première, ils incarnent des protagonistes et suggèrent des actions, ce qui m’amène à travailler sur des déroulements narratifs. Je développe ainsi une écriture faite de matières et de proximité pour composer et proposer des fictions photographiques.

 

Avant de procéder à ce travail de fiction, j’oriente mes observations autour de la perte et de la disparition. Pour m’approcher de ces territoires, je travaille depuis 2019 dans le domaine funéraire en parallèle à mon travail de création. Cette expérience nourrit sans cesse mes investigations autour de la perte et de la disparition, ce qui se perçoit dans mes œuvres. Elle nourrit sans cesse mon amour pour cette grandiose et fulgurante aventure du vivant dans sa durée, son achèvement, sa transformation et son glissement dans l’espace-temps de la mémoire.

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https://judithbellavance.com/

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RÉSIDENCES DE CRÉATION ET D'EXPLORATION

VIDA SIMON
20 to 26 JULY

 Ancrée dans le lien avec les terres, les noms et les récits de la création de ses cultures respectives, tels que ceux de la Femme du Ciel et de Sedna, elle consacrera ce temps à se connecter à la vie végétale et animale de l’environnement laurentien afin d’incarner les valeurs inuites de pilimmaksarniq/pijariuqsarniq : le développement des compétences par l’observation, le mentorat, la pratique et l’effort.

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Pour en savoir plus

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VIDA SIMON
20 to 26 JULY

Thomas Whiteley est un graveur établi à Kuujjuaq, au Québec. Son métier de pilote pour Air Inuit nourrit son inspiration artistique en lui offrant une perspective unique sur les paysages nordiques et la culture inuite. Whiteley se spécialise dans la gravure sur bois et la linogravure. Il se consacre à la représentation de son expérience de vie nordique, de la culture inuite contemporaine et de sa relation avec la terre et les animaux. Dans le cadre de cette résidence, il explorera son langage artistique à travers de nouvelles techniques telles que la lithographie et l’impression polychrome.

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Pour en savoir plus

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VIDA SIMON
20 to 26 JULY

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Pour cette deuxième phase de résidence à l’atelier de l’Île, Marjolaine Bourdua poursuivra ses recherches autour de la réalisation d’une installation sculpturale. Composée à partir d’une sélection d’objets prélevés de l’atelier et de plantes vannières cueillies pendant le processus de résidence, l’artiste développe ici une réflexion inspirée de l’écologie de l’atelier.  Ce processus est nourri d’échanges avec les membres de la communauté et d’observations lentes du vivant dans les milieux humides situés à proximités. À travers ces entrelacements, l’artiste s’intéresse aux notions de porosité, de cycles, de rythme et d’interdépendance en contexte de coopération.

L’installation en construction vise à transposer ces remarques sensibles du vivant dans le geste sculptural et l’organisation des ressources dans l’espace. Les objets tels que les contenants et réceptacles évoquent à la fois le travail d’impression et de vannerie : trempage, séchage, contact tactile et négociation avec la matière. 

Inspirée de l’écologie de l’atelier, l’artiste explore les notions de porosité, de cycles et d’interdépendance. Les objets glanés évoquent à la fois le travail d’impression et de vannerie. 

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Pour en savoir plus

VIDA SIMON
20 to 26 JULY

Un abri comme une peau 

 

Dans le cadre de la résidence S’enforester, Sara A. Tremblay souhaitait investir un coin de forêt pour en faire un espace confortable, aux allures presque domestiques. En installant des bâches et des toiles peintes, retenues par des cordes et de nouveaux nœuds, elle découvre que ces surfaces deviennent, au gré des jeux d’ombre et de lumière, des sortes de photogrammes forestiers : le soleil les éclaire tandis que les branches — la forêt elle-même — y dessinent leurs ombres.

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À la recherche d’une façon de capter ces images qui se créent d’elles-mêmes, elle passe une nuit à la belle étoile. Étendue sur un lit drapé de blanc et éclairée par une lune gibbeuse croissante — presque pleine —, elle passe la nuit du 24 juillet 2026 recouverte d’une image de la forêt.

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Pour en savoir plus

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VIDA SIMON
20 to 26 JULY

Pour ma dernière semaine de résidence, j’ai l’intention de retourner dans certains endroits précis de la forêt où j’ai déjà exploré, afin de continuer à développer des actions performatives destinées à la vidéo. Je suis curieuse de voir comment le changement de saison pourrait révéler davantage la topographie et la géologie du lieu, et si les températures plus froides pourraient m’inspirer une approche ou un rythme différent. J’ai également hâte de découvrir la gravure en creux (eau-forte) pour la première fois, en dessinant directement sur la plaque tout en observant les détails de la flore au microscope.

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Pour en savoir plus

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“S’enforester ᓭᒪᓇᕐᑐᒦᑦᑐᖅ” is a residency and exhibition project that invites artists to develop a body of work rooted in a direct experience of the forest, viewed as a living, complex, and interdependent environment. Inspired by an old French verb meaning “to enter the forest,” the project uses this term to describe a process of immersion, mindfulness, and connection to the land. The Inuktitut word ᓭᒪᓇᕐᑐᒦᑦᑐᖅ (saimanartumiittuq), meanwhile, evokes a soothing place where one feels at balance. Together, these two terms open up a space for sensitive exploration of the connections between creation, territory, and experiences of life.

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Artists are invited to ground their practice in a relationship with the territory, paying attention to the rhythms, forms of life, and dynamics that permeate it. The project offers a context conducive to slowing down, observing, and experimenting, where creation emerges from a direct and prolonged experience of the environment.

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“S’enforester” welcomes artists from diverse territorial contexts, including artists from Nunavik, and brings together already rich and context-specific experiences of the territory. The encounter between these perspectives opens a space for dialogue where geographical, cultural, and sensory shifts help transform ways of perceiving, creating, and inhabiting.

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The project encourages interdisciplinary practices that explore the concepts of trace, memory, and interdependence, as well as the relationships between humans and non-humans. It offers a framework for research-creation in which the territory acts as an active partner, helping to shape artistic processes and forms.

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ARTISTS:
AKINASI PARTRIDGE, MARJOLAINE BOURDUA, SARA A. TREMBLAY, THOMAS WHITELEY, VIDA SIMON

Co-curators: Véronique La Perrière M, Avataq Cultural Institute, and Atelier de l’île

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In partnership with the AVATAQ CULTURAL INSTITUTE, MAC LAU (Laurentian Museum of Contemporary Art), the Sagamie Centre, Atoll art actuel, the Val-David Val-Morin Regional Park, and KM42. With the financial support from the Conseil des arts et lettres du Québec and the municipality of Val-David

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Thank you to the CALQ and the municipality of Val-David for their financial support

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Atelier de l'Île

Printmaking production center

1289 rue Jean-Baptiste-Dufresne

Val-David (Quebec) J0T 2N0

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